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Après le succès de Fou de Bassin, l'été dernier, je n'avais pas le choix. Il pourrait s'agir d'un préambule, d'un prologue, d'une forme d'introduction, mais ce n'est pas ça. C'est une confession. Et j'ai voulu qu'elle vous soit adressée. Je ne voulais en rien galvaniser l'émoi. Tout au plus tutoyer l'existence. Et un pays, le Bassin. Le regard est un territoire, alors j'ai choisi les mots pour faire parler mes yeux. Car c'est tout ce qu'il nous reste à l'heure des masques. Des yeux ! Et des mains pour écrire ce qu'ils voient. Je rêvais de voyages insouciants sur cette terre qui m'a adoptée, je ne voulais pas demeurer immobile, je ne voulais pas subir l'aube, je n'aspirais qu'à être emporté. J'ai rencontré le Bassin il y a plus de vingt-cinq ans et nous n'avons pas encore divorcé. Nous sommes un couple à la fois uni et orageux. Un couple en définitive. Alors, allons-y !