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Passer des jours et des nuits sans dormir, seuls sur l’Océan, à la barre d’un voilier conçu pour cinq équipiers, c’est l’exploit qu’ont réalisé, cette année encore, les trente-cinq concurrents de la neuvième course en solitaire de l’Aurore. Une course impitoyable où chaque seconde compte et où les marins à bout de forces ne tiennent plus à la fin que par une rage de vaincre surhumaine, tellement épuisés qu’ils en viennent à délirer, en proie à des hallucinations et à des rêves éveillés. « C’est plus dur que la traversée de l’Atlantique » a avoué Michel Malinovsky, après avoir terminé second à la Route du Rhum, un avis que partage le vainqueur de cette première transat française, Michaël Birch. Ce très grand marin n’a jamais réussi à gagner l’Aurore. Et, pourtant, il a déjà essayé trois fois...