Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
: Quoi qu‘il en soit marque l’opposition entre deux choses liées ou entre deux aspects d’une même chose<br /> Quoi qu’il en soit du refoulement, le désir laisse des traces. Elles peuvent être tardives, comme cette toile de son père que Jean Yves Cousseau a choisie pour boucler une série photographique consacrée au fatum. Dans l’aveu d’un désir de peinture longtemps tu, cette toile esquisse « un autoportrait en paysage ». Autoportrait de celui qui s’efface, de ce père qui n’est plus et qui s’était saisi pour lui-même dans l’effacement. Mais portrait du fils aussi qui a choisi d’être photographe, à savoir : celui qui rend visible tout en restant caché. Sans être effacé, Jean Yves Cousseau n’est jamais là qu’en creux dans ses photographies...<br /> La naissance de Quoi qu’il en soit s’arrime au même punctum de la disparition qui est aussi rencontre de deux projets parallèles. L’un porte sur ce père, ouvrier cheminot qui a osé la peinture à la fin de sa vie. À son départ à la retraite, il avait demandé un appareil photographique pour l’offrir à son fils dont il avait toujours soutenu la vocation, de l’entrée aux Beaux-Arts aux vernissages d’exposition qu’il ne manquait jamais. À sa mort, Jean Yves Cousseau avait découvert sa peinture, et notamment cet autoportrait de l’addendum réalisé à partir d’une photographie aujourd’hui disparue. <br /> L’autre projet semble sans lien avec le premier : né de Petite épopée urbaine, livre d’artiste créé en 2013, il rassemble des photographies que Jean Yves Cousseau a placées en séries pour établir, comme par métonymie, une relation du tout de l’image à sa partie. Plus récemment, disposant ces images côte à côte, les travaillant par déchirures, est apparue la récurrence de silhouettes d’hommes qui ne sont pas celles de son père, mais qui réactivent le souvenir de la photographie perdue, modèle de l’autoportrait peint. Comme l’écrit Alain Madeleine-Perdrillat dans son poème, « celui qui marche de dos » porte un nom sans visage. C’est alors que les deux projets ont fusionné en un livre palindrome : du point d’arrivée au point de départ, et réciproquement. Ce point trouve une autre définition dans La Chambre claire, lorsque Barthes définit le punctum : Car punctum, c’est aussi : piqûre, petit trou, petite tache, petite coupure - et aussi coup de dés. Le punctum d’une photo, c’est ce hasard qui, en elle, me point (mais aussi me meurtrit, me poigne)<br /> Les photographies de Jean Yves Cousseau connaissent la piqûre : celle du temps qui parsème arbitrairement les gris de ses pointes sépia. À certains endroits, les petites taches s’intègrent au récit de l’image photographique : elles viennent ici nourrir des pigeons, là dessiner des allées de graviers. À d’autres, le mouchetage est tel qu’il recouvre l’image et lui ajoute une seconde vie : celle organique des cellules qu’un microscope aurait grandies, celle d’un ocre mycélium qui aurait gagné la partie. Ne croyons pas qu’elles ne soient que le fruit du hasard : Jean Yves Cousseau les travaille en leur imposant la géométrie des formes élémentaires : on discerne parfois le triangle et le cercle.