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L'ouvrage de l'historien américain Ronald Schechter, Obstinate Hebrews : Representations of Jews in France, 1715-1815 (2003, University of California Press) s'intéresse aux représentations des Juifs – par les non-Juifs et par les Juifs eux-mêmes - dans la France du XVIIIe siècle, de la mort de Louis XIV à la fin de l'empire napoléonien. Si l'ouvrage s'inscrit dans un champ bien documenté et toujours d'actualité – l'histoire des Juifs en France, ou pour reprendre un titre très récent, L'Histoire juive de la France (Albin Michel, 2023) – il offre des perspectives très stimulantes sur les Lumières et la Révolution française, sur l'histoire juive mais aussi sur les origines et la nature de l'intolérance. Ce qui intéresse avant tout l'auteur, ce n'est pas tant de savoir si la période considérée était favorable ou non aux Juifs (ce qui a déjà fait l'objet de nombreux débats), mais pourquoi les non-Juifs ont autant écrit et débattu sur une part de la population qui, à l'époque, était numériquement, mais aussi économiquement et politiquement extrêmement faible et marginale. La thèse de Schechter, originale et démontrée de manière convaincante, consiste à affirmer, pour reprendre une expression que Schechter emprunte à Claude Levi-Strauss, que les Juifs étaient « bons à penser » : c'est-à-dire qu'ils ont facilité la conceptualisation et l'articulation d'un certain nombre d'idées qui revêtaient une importance particulière pour leurs contemporains, tels que les mérites relatifs de la vie « primitive » et de la « civilisation », de l'agriculture et du commerce ; les forces concurrentes du fanatisme et de la tolérance ; le rôle de la spiritualité dans la « religion naturelle » ; la sincérité et la duplicité dans les relations humaines ou encore la possibilité d'une « nation » indivisible constituée de citoyens animés d'un esprit civique.