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Dans Rêveries au Pont d’Oye, le poète se plie à l’exigence de l’humilité – dans son rapport étymologique à la terre – à l’humus, se soumettant à la patience qu’elle exige pour accomplir la tache de l’animal, de la plante, de la roche. Il en découvre l’occasion de la rencontre de soi, d’un soi bougé dans le reflet de l’eau comme possibilité d’une renaissance. Se dénoue alors l’enfoui, au moment où l’âge semblait étouffer la flamme – mais qui gagne pourtant le paysage entier. Cet air nouveau ouvre alors à la légèreté, à la transparence du monde, au rêve ; la possibilité du regard à voir derrière le visible. La dernière partie du livre, Métamorphoses de la chair, affronte la pensée horrifiante de la mort des nazis pour ouvrir à la possibilité d’une résilience.