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« Le monde poétique de Serge Bec est, depuis ses premiers textes, celui des désordres de l’amour et du langage, celui de la folie qui déplace les limites de l’humain pour en féconder les paysages, dans un grand remue-ménage de couleurs, de saveurs et d’images en perpétuelle métamorphose » (Philippe Gardy, « Une écriture en archipel ») Dans ce long poème aux dix-neuf strophes, souffle « le vent forcené anonyme de [sa] vieillesse », dans un mélange de désespoirs hurlés et d’espoirs toujours plus fous, de lyrisme quasi classique et d’absurde hyper-moderne. Serge Bec ne cesse pas de nous chanter son amour forcené, presque sismique, de la femme et des éléments, dans une poésie mâle à la voix grave et forte, totalement incarnée.