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« Un poète vend, sur un marché, des pièces de 1 € au prix de 1,10 €; un autre demande à des acteurs du monde littéraire d’écrire des chansons pop pour enregistrer un album dans le style des années 1980; une artiste sollicite, en tant que modèle, des photographes amateurs, et archive les consignes qu’ils lui donnent afin qu’elle réalise les poses qu’ils fantasment. Ce sont ces pratiques et formes d’écriture que je nomme ici “sociographies”. »
En 2024, une série d’ouvrages interrogeant le lien entre littérature et politique ont occupé une place importante en librairie et dans les médias. Avec ses sociographies, Christophe Hanna, auteur et théoricien de la littérature, renouvelle les termes du problème – les concepts de public, d’écriture, d’oeuvre ou encore d’écosystème. Il s’agit avant tout de voir les œuvres, tant dans leur production que dans leur réception, comme des actions collectives.
Christophe Hanna observe des pratiques d’écriture (non exclusivement littéraires) dans l’espace social et fait saillir des points communs dans leur fonctionnement. Les sociographies telles qu’il les définit se caractérisent ainsi : elles impliquent dans leur processus de multiples acteurs (outre l’écrivain et le lecteur privé); elles s’appuient sur un public qu’elles mobilisent; elles se donnent comme un moyen d’explorer et de transformer des comportements liés à des contextes ou des usages mal connus; elles rendent comptent de dysfonctionnements inaperçus, affectant en sourdine nos collectifs et nos institutions.
Les sociographies se développent entre la poésie et le web-art, les littératures expérimentales et les arts dits « plastiques », la performance et l’artivisme, l’art reconnu et les arts « amateurs » ou le bricolage. Elles s’apparentent à ce qu’on appelle, depuis quelques décennies, ovnis ou olnis : des objets verbaux ou littéraires non identifiés, au sens où ils ne s’inscrivent strictement dans aucun genre littéraire établi. Elles renvoient à des formes d’écriture bien présentes aujourd’hui, mais que les études littéraires, trop attachées aux genres traditionnels et compartimentés, persistent à méconnaître. Victor Hugo, en exil, reconstitue autour de lui une microsociété en inventant une poésie spirite collective; Marguerite Duras, en pleine affaire Villemin, s’aventure à l’intersection du littéraire, du médiatique et du judiciaire; Henri Michaux collabore avec le corps médical pour objectiver par son écriture l’effet des psychotropes. Plus près de nous, Nathalie Quintane, Julien Prévieux, Manuel Joseph, Franck Leibovici ont développé et théorisé des processus d’écritures « collectives » ou « collaboratives » selon des modes et des finalités d’une extrême variété, que l’auteur étudie ici.
Christophe Hanna renouvelle les concepts de la théorie littéraire à l’aide d’outils pragmatistes, au sens philosophique. Pour cela, il a recours non plus à de vieux concepts classificatoires (« concepts-boîtes » – sonnet, tragédie) mais à des « concepts-calques » permettant d’ajouter, aux œuvres littéraires déjà connues, d’autres objets sociodiscursifs redécrits en termes d’écologie sociale. C’est pourquoi il est ici question d’un tournant écologique de la littérature : les sociographies ont pour dessein d’intervenir sur les environnements (« écosystèmes ») qui les sous-tendent (production, édition, réception, activation et, in fine , État et capital) pour les conduire vers un équilibre moins instable, moins injuste, politiquement plus soutenable.