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À la croisée de la philosophie et des arts sonores contemporains, Sonder le monde pose la question de la signification du réalisme aujourd'hui. Où est le son ? Sa présence est évanescente et pourtant, dès la philosophie antique, il a noué avec l’idée de présence une relation étroite. Mais n’est-ce pas du fait de sa nature évanescente que le son se prête à la transmission de l’idée, mais aussi à l’imposition d’une autorité, transcendante comme politique. La crise tout juste passée de la pandémie peut cependant nous inviter à reconsidérer cette relation fondatrice. Dépendants de nos sessions « en distantiel », nous avons plus que jamais écouté, dans une conscience aiguë des bruits qui perturbaient le signal du monde dont nous étions coupés. Dans le même temps, l’évidement du monde nous a fait tendre de nouveau l’oreille vers un quotidien dont la structure ambiantale était profondément bouleversée. Face à cette invitation, il s’agit de poser la question autrement : non plus où est le son ? mais où se tient le monde ? Nous appelons à une pensée qui considère sous un nouvel angle les rapports entre son, réalité et présence, à partir de coordonnées nouvelles : réaliste et écologique. Il s’agit ici donc moins de comprendre ou de se représenter le monde que de le sonder. Or en tant qu’il peut être, dans certains de ses usages, une manière de sonder le monde, l’enregistrement sonore a bien une capacité à défendre un certain sens du réel, dont les enjeux sont aussi bien philosophiques qu’écologiques. En explorant les arts sonores contemporains, notamment le « field recording », en passant par le deep listening, jusqu’à l’audionaturalisme (Knud Viktor, Hildegard Westerkamp, David Dunn, R. Murray Schafer, Peter Cusack, Gavin Bryars, Pauline Oliveros, Chris Watson, Jana Winderen, Eliane Radigue, Palu Meursault et Thomas Tilly, Bernie Krause, Fernand Deroussen...), mais également la littérature quand elle se met à l’écoute de l’environnement (Ovide, Thoreau, Vesaas...), ou le cinéma (Werner Herzog, Apichatpong Weerasethakul...), cet ouvrage propose de penser la manière dont la piste sonore peut, dans son évanescence même, manifester le monde dans sa réalité.