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Fils d’un Communard et d’une directrice d’école, l’écrivain Charles Vildrac (né Messager, 1882-1971) fit son service militaire en 1903-1904, peu après avoir publié ses premiers textes, et eut déjà l’impression d’« expier quelque crime ». Il préférait assurément son compagnonnage avec le groupe de la « Jeunesse artistique et littéraire » (1902-1903), et bientôt la « belle aventure » de l’Abbaye de Créteil (1906-1907). Les compagnons de sa bohème d’avant-guerre étaient des poètes, des artistes, des imprimeurs, des écrivains : parmi eux, Georges Duhamel, dont il épouse la sœur, Rose, en 1906. Dès 1909, Vildrac et sa femme fondent « une petite galerie de peinture moderne » rue de Seine. En 1912, les éditions de la NRF publient Découvertes, puis deux ans plus tard, une version augmentée du Livre d’amour, qui le fait connaître. Mais le 2 août 1914, date la mobilisation générale, Charles Vildrac rejoint le 46e Régiment d’Infanterie. Le recueil qu’il donnera après-guerre, Chants du désespéré (1914-1920), traduit en poèmes « l’horrible surprise de guerre ». Car d’emblée, Charles Vildrac participe aux combats, marches et patrouilles, errances et rapines, dans les vallées, forêts et villages de la région d’Argonne… Malade, il est évacué vers Pézenas, provisoire havre de paix, puis, le 15 février 1915, il repart pour le Front. « Je me sentais arraché à moi-même, détourné de ma route, livré une fois de plus à la discrétion et à l’autorité absolue des ordonnateurs de la tuerie. » Dans l’enfer de Vauquois, « monstrueux gâchis de vies humaines », l’écrivain échappe plusieurs fois à la mort. Pour ce pacifiste, qui n’est pas dupe « des ordres absurdes ou révoltants pour la conscience comme pour le sens commun », il est impensable de tuer le soldat d’en face. Devenu caporal-brancardier, il est au printemps 1916 l’un des 73 pauvres hères de sa Compagnie (qui en comptait 240), encore survivant « sous les obus et les crapouillots, parmi les blessés et les morts ». En juin, grâce aux démarches de sa femme, Vildrac est affecté à la Section de Camouflage et bientôt envoyé en Italie. Il est démobilisé fin 1918. Relisant son journal, ses poèmes, les lettres envoyées à sa famille, Vildrac entreprend dans les années 50-60 ce récit, resté inédit jusqu’à aujourd’hui. Célébrant avec tendresse ses « bons copains », il décrit leur vie commune de misère, de fracas et de barbarie, cette expérience du « dépassement de l’épouvante », rarement adoucie par d’infimes instants de bonheur pur : savourer des cerises cueillies au péril de sa vie, se laver dans une rivière, écouter de la musique la nuit, dormir parfois dans un lit, galoper à cheval près des étangs…