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Un mouvement de révolte, un voyage, une conférence, et Annie Le Brun va être amenée à vérifier que "ce qui est advenu aux Antilles aura souvent eu force de modèle, d'avertissement ou de préfiguration" . Fin 1993, un antillais connu du tout-paris, Raphaël Confiant, soutenu par Jean Bernabé et Patrick Chamoiseau, lui aussi grand familier des officines parisiennes de la littérature, s'attaque bassement à Aimé Césaire, coupable d'après eux de négritude mais aussi de non-créolité. La créolité étant le produit exotique à la mode qu'à la suite de Milan Kundera la critique aura cherché à faire passer pour l'authenticité même, à coups de grands et de petit prix. Immédiatement Annie Le Brun publie Pour Aimé Césaire, et se retrouve à Fort-de-France pour prononcer une conférence dans un incroyable climat de guerre intellectuelle, où les masques tombent, laissant voir, sous les séductions d'un multiculturalisme caribéen, un racisme multiforme, tour à tour anti-nègre, anti-blanc, anti-mulâtre et enfin antisémite. De retour à Paris, Annie Le Brun s'interroge sur l'enjeu de ce qui ne pourrait n'être qu'un minuscule incident mêlant artificiellement les Antilles au milieu intellectuel du XVIe arrondissement de Paris. Mais ce qu'elle découvre alors est de toute importance : cette affaire littéraire est aussi politique. Étape exemplaire d'un processus de dénégation en train de s'universaliser, elle est une figure de la soumission post-moderne au nouvel ordre mondial. Et ce n'est pas par hasard qu'à travers Aimé Césaire la poésie véritable en apparaisse comme le pire ennemi : elle seule peut encore inciter encore à s'y opposer par ce qu'elle véhicule d'insoumission définitive.