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Adieu aux Ruelles, ce quartier des exclus de la ville de Shingû, " cernée par la mer, les montagnes et les rivières ", où Kenji Nakagami situe l'histoire de ses précédents romans, Mille ans de plaisir et la Mer aux arbres morts.
Sept vieilles femmes, qui sont autant de mémoires vivantes, traversent l'est et le nord du Japon. Elles ont perdu leurs amarres ancestrales, décidé de revoir les lieux de leur jeunesse et d'autres encore, qu'elles savent peuplées des multiples objets de leur foi profonde. Deux jeunes compagnons les transportent en camion-remorque, à bord duquel elles s'imaginent voyager par " la voie du Ciel ". Ainsi semblent refondées ces Ruelles de leur seul regroupement assez misérable.
Leur nouvelle existence, errante, est rythmée comme l'ancienne par les repas faits de bouillie de ce riz si symbolique puisqu'il assure le lien entre leurs pauvres êtres d'abjection et celui qui domine tout et tous, le Fils du Ciel, au sein de son Palais qu'elles s'en vont voir, et sans qui la " vermine " qu'elles sont ne pourrait être " sur cette terre ". Mais l'abjection n'est pas qu'en elles, avec les réactions d'exclusion qu'elle suscite; elle se retrouve en maints endroits du pays, que le récit nous laisse soupçonner plus qu'il ne les met au jour.
Adieu aux Ruelles donc, sur un ultime contact, olfactif, avec une ketmie dont la fragrance voluptueuse annonce l'atmosphère érotique de ce périple que les jeunes hommes " au sang épais " passeront à satisfaire leurs sens, tandis que les vieilles s'abîmeront dans leurs souvenirs, leur zèle religieux et leurs rêveries. Voyage pèlerinage dans le sillage de l'astre du jour, du sanctuaire d'Ise, édifice sacré national s'il en est, vers ce haut lieu de vénération, le Palais impérial, demeure du Fils du Ciel, cet autre soleil devant lequel elles finiront, littéralement, par s'anéantir.
Kenji Nakagami naquit en 1946 à Shingû, dans la région côtière de Kumano, au sud-est d'Osaka, dont il fera un théâtre à la Faulkner pour nombre de ses romans. Ses études secondaires achevées, il monte à Tokyo où il exerce divers métiers manuels qui lui permettent de satisfaire sa passion du jazz et de l'écriture. En 1973, il publie ses premières nouvelles; en 1975, le Cap lui vaut le fameux prix Akutagawa, suivi d'autres, notamment pour la Mer aux arbres morts (1977). Centrée sur son quartier ghetto et sa ville natale, son oeuvre foisonnante et forte s'élargira peu à peu au pays et à l'Asie, et à leurs diversés ethnies. Kenji Nakagami est mort d'un cancer en 1992, laissant plusieurs oeuvres inédites.