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"Terrain Lourd est un roman noir, mais c'est aussi un blues lancinant, celui des chagrins d'amour, celui des chagrins d'époque. On est au début des années 80 ou à la fin des années 70. On ne parle pas encore de TGV mais de turbotrain. Un reporter sportif assiste à Caen à un match de football de deuxième division entre Caen et Thionville. Il s'appelle Vertaire. Assez logiquement, avec un nom comme ça, Vertaire souffre. Vertaire a trente-deux ans et est affligé d'une mélancolie tenace, une mélancolie lorraine bien obligée de jouer à l'extérieur. Avec ce qu'il faut d'autodérision pour qu'on s'attache à des personnages qu'on a envie d'inviter à boire une bière dans le dernier bar encore ouvert d'une sous-préfecture, Pierre Marcelle se promène du côté de Goodis, un Goodis qui aurait troqué Philadelphie pour Saint-Malo..." Jérôme Leroy.