Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Nous utilisons des cookies dans le but suivant :
Assurer le bon fonctionnement du site web, améliorer la sécurité et prévenir la fraude
Avoir un aperçu de l'utilisation du site web, afin d'améliorer son contenu et ses fonctionnalités
Pouvoir vous montrer les publicités les plus pertinentes sur des plateformes externes
Club utilise des cookies et des technologies similaires pour faire fonctionner correctement le site web et vous fournir une meilleure expérience de navigation.
Ci-dessous vous pouvez choisir quels cookies vous souhaitez modifier :
Cookies techniques et fonctionnels
Ces cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site internet et vous permettent par exemple de vous connecter. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies.
Cookies analytiques
Ces cookies collectent des informations anonymes sur l'utilisation de notre site web. De cette façon, nous pouvons mieux adapter le site web aux besoins des utilisateurs.
Cookies marketing
Ces cookies partagent votre comportement sur notre site web avec des parties externes, afin que vous puissiez voir des publicités plus pertinentes de Club sur des plateformes externes.
Une erreur est survenue, veuillez réessayer plus tard.
Il y a trop d’articles dans votre panier
Vous pouvez encoder maximum 250 articles dans votre panier en une fois. Supprimez certains articles de votre panier ou divisez votre commande en plusieurs commandes.
Ecrit en 1967, ce poème à la voix hallucinante mêlant images brutes, onomatopées, néologismes et métaphores fulgurantes est un des poèmes classiques contemporains tchèques, étudié dans les écoles par toutes les générations d'élèves et source d'inspiration majeure.« Un matin du mois de mai de l’année 1967, dans un village des Montagnes métallifères portant le nom de la Croix et de la croisée des chemins, dans la maison de son ami peintre Bohdan Kopecký, Ivan Diviš se réveille en état de transe et, d’une traite, écrit ce texte.?— Je me suis simplement levé du lit et je me souviens de mes pieds nus que je glisse dans les chaussons, et puis plus rien… je ne sais pas si je m’étais douché, rasé, brossé les dents… mais je sais avec certitude que je suis entré dans la véranda, que j’ai glissé une feuille dans la machine et que j’ai commencé à travailler, immédiatement, que j’ai travaillé sans interruption — sans boire ni manger, je ne sais pas, peut-être que je fumais pendant — sept ou huit heures. Puis j’avais 481 vers. [Témoignage de Diviš donné à la télévision tchèque en 1994.]? Il apporte les dernières retouches à Prague et appose la date du 14 mai 1967. Ainsi naît son poème prophétique, le dernier d’un homme avant l’exil. Sans en être conscient, le poète quarantenaire vient de dire adieu à cette terre et à sa langue. Lorsque Thanathea paraît en tant que tout premier ouvrage des jeunes éditions Dialog à Most, les chenilles des chars soviétiques labourent déjà les champs du pays, comme l’avaient fait les nazis un peu plus tôt dans le siècle, du temps où Divis étudiait à Prague et dont il garde le souvenir d’une arrestation par la Gestapo. Suivent vingt ans de séparation avec son fils Martin, dont une décennie dans le silence à regarder sa nation livrée à la féroce médiocrité des apparatchiks de la Normalisation. Tout cela s’avère annoncé dans le troisième chant du poème :— J’avais terminé deux chants de manière très logique… puis le ton bascule de manière radicale… il est arrivé quelque chose d’horrible : j’ai prédit la tragédie et le malheur de ma nation....En effet, Diviš s’y adresse en même temps à la mort et à cette terredeterre dans une langue maternelle poussée dans ses derniers retranchements. Le tchèque se disloque en néologismes, se déchire, mue en balbutiements enfantins et glossolalies, devient intraduisible. Mais sa poésie y est aussi la plus universelle. Elle chante l’archétype de la matrice première qui nous expulse dans le royaume de la mort en nous donnant naissance et parole, et qui nous accueille quand nous revenons à bout de souffle. [...] »?André Ourednik, 2016