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À partir du tressage d’un questionnement sur les langues, sur l’opposition complémentaire du masculin et du féminin, ainsi que sur sa vision ornithologique du monde, Camille Loivier dessine dans ce livre une construction de ce que l’on pourrait nommer tout à la fois des passages mais aussi des correspondances, des liens ; des traversées symbolisées par des torii, ces portails traditionnels japonais érigés dans certains espaces sacrés des sanctuaires shintoïstes. Étymologiquement, torii peut signifier « la maison de l’oiseau ». Ceux-là mêmes qui passent et repassent ailleurs dans le texte, se posent et s’envolent, « juste parce que les oiseaux et moi on a quelque chose en commun. Je ne me souviens pas de quoi, il faudrait savoir pourtant. Dans le fait qu’ils volent et que je ne vole pas, il y a un point commun. » Cinq torii sont ainsi traversés, sous l’arcade ouverte symboliquement entre les mondes physique et spirituel, entre lesquels deux préludes et deux fugues s’intercalent pour tirer des fils narratifs qui évoquent tout à la fois un accident de l’enfance : « sa tranche de vie et de mort » et un événement demeuré incompréhensible et qui libérera finalement son secret et sa force dans une fugue. Préludes et fugues forment des lignes parallèles cherchant à fuir un réel où l’emprise du masculin impose de séparer l’esprit du corps. Au milieu des échappées, des figures familiales côtoient écureuils et martin-pêcheur, un bol retourné dans la main ramène la petite fille inattendue, « des initiales à la place de son nom » laissent remonter des existences tronquées. L’ensemble forme « un nœud, mais en train de se dénouer », et sans cesse se dénouant. Dans cette partition en prose poétique, Camille Loivier réfléchit également sur ce qui la scinde, « on n’est pas tout le temps soi — parfois on est un double, une doublure que l’on peine à tolérer », elle interroge la généalogie familiale, notamment la place des femmes qui l’ont précédée : « elles qui ont été des femmes, des pièces rapportées, des êtres qui enfantent puis meurent. J’ai cherché à retrouver celles qui étaient venues avant moi, et par qui on me demandait de me laisser traverser. » Une pièce orchestrale, avec une poésie du passage entre chaque acte, des paragraphes ouverts sans majuscules qui se terminent sans ponctuation, comme une image concrète de ce passage, où l’embellie se loge aussi bien dans le rougequeue du matin que dans un vide inhabité, via une écriture ailée, empruntant les lignes de fuite et qui s’enroule pour toujours mieux se déployer.