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Sept poèmes de Daniils Harms, choisis pour leur liberté de ton. Les lions sont pris pour des serins, à moins que ce ne soit l’inverse, des cochons dansent la polka dans un cirque loufoque où les représentations de mouches savantes le disputent à une succession de numéros extravagants. Et bien d’autres affabulations qui raviront les enfants mais aussi les adultes, qui pourront y trouver un second niveau de lecture. Sommaire : Le mardi, au dessus des rues… Un tigre dans la rue Le cirque Zimbamboum Un étrange barbu Comment Volodia dévalait la colline Une journée Tu es allé au zoo ?Une rencontre avec l’univers absurde et drôle de ce poète russe né au début du siècle à Saint-Pétersbourg. Les illustrations réalisées entièrement à l’ordinateur proposent une traduction de l’esprit critique et malicieux de l’auteur. Elles laissent à l’enfant le soin de trouver sa propre interprétation, en offrant des pistes à son imagination. Un jeu de « transition » l’emmène d’une histoire à l’autre, par un passage, un personnage ou un détail, tissant un réseau de pistes et de clin d’œil au jeune lecteur. Bien que ces textes aient été écrits pour des revues enfantines, ses vers ne sont pas si innocents. Les allusions, le second degré en font toute la richesse. L’illustratrice s’est efforcée de travailler sur le double sens, le décalage, l’image à tiroir, pour proposer des interprétations qui respectent l’intelligence et la potentiel imaginatif des enfants. Partout dans le livre des sous-entendus ont été glissés discrètement ; ironiques ou mélancoliques : de l’ours de « Volodia », gigantesque (Stalinien ?) , à l’ombre effrayante, démesurée, implacable, terrifiant les innocents maladroits ; au « tigre dans la rue » où l’observateur vieillit à vue d’œil, perdant son temps à s’interroger sur la présence intrigante de ce tigre dans la rue qui, lui, profite pleinement de la vie. Ou encore la vision « cubiste » du « Mardi au dessus des rues » : belle description qui s’avère n’être qu’un décor, donnant à penser que les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles ont l’air d’être, ( ce qui dans le monde où vivait Harms, n’est pas dénué de sens). Nous espérons que cet univers de fantaisie tiendra longtemps compagnie au lecteur.