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Texte rare où retentit cet accord unique entre Venise, ses palais, ses lagunes et cette écriture fin de siècle, dite décadente. Saint- Marc précieux, gorgé comme une phrase de Huysmans ou de Lorrain. C’est la même orfèvrerie... Jamais auparavant Jean Lorrain n’avait écrit aussi longuement sur une ville. « La plus grande émotion de ma vie », écrit Lorrain à sa mère en découvrant Venise. Venise est LA Ville, « Ma Ville » comme il le dit régulièrement à ses correspondants dans ses différentes lettres. Son enthousiasme n’est nullement feint, il est le reflet d’un dernier amour pour une ville, comme Paris fut pour lui au milieu des années 1880 un nouvel espoir. Venise marque donc une apothéose dans sa vie. Repris seulement en 1921 dans un volume de voyages à un tirage limité, ce texte fut originellement publié dans la Revue illustrée en deux livraisons en 1905. L’ouvrage comporte un choix de ses lettres vénitiennes. Publié en 1992 aux éditions La Bibliothèque, le revoilà en poche en 2024…