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Tout ce que j'écris apparaît comme blessure. Le poème incise le texte autobiographique et s'y engouffre. Quand j'avais huit ans, un gamin me crevait un œil d'une flèche d'osier. Brèche ouverte, par où le monde s'écoulait. Dilapidé, offert. Entre mon image et moi, cette perte infinie : ce monde rouge, ces figures de sang qui font irruption, rendent inutile leur hôte involontaire. Il me faut alors aimer cette agression parfaite, cette ivresse, sans y jeter à mesure, pour la nourrir, tous les événements qui lui succèdent et lui résistent. Cet événement premier me prive de tout alibi, de tout compromis, au moment où il me revêt d'une innocence intenable. Toute blessure exige l'autocritique. La vie devient transgression de l'événement, le dépasse, le repousse. Elle ne rétablit pas des lois antérieures, soudain mises à mal : elle établit, elle s'efforce de produire des lois, une grammaire qui ramène le corps à une certaine docilité. Elle ne cache pas ses artifices. L'événement est infiniment désiré, parce qu'il est, et le corps qui le porte est aussi, la loi qui le perpétue. Le corps l'empêche de retourner à l'univers qui l'a, une fois, donné ; il l'oblige à s'arrêter à lui, pour y occuper un sens. N'est-ce pas cela même l'écriture ? Blesser et guérir. Bien plus tard, l'amour se présente à visage découvert, et il me revient d'apprendre la langue qui me permettra de le reconnaître et de le parler. À travers la poésie trobadoresque, la Vita Nuova... aujourd'hui. Les poèmes, le récit ne racontent pas Danielle, ils ne peuvent la raconter, elle les dit, s'y découvre, elle en jouit. La présence et la figure de l'amour ne sont pas achevées, elles se poursuivent, encore étranges, scandaleuses.