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Mallarmé, l’expert en deuils familiaux, et pour cette raison sans doute tout en distance et en ironie, fréquentait déjà les anarchistes et les cabarets proto-dadaïstes. Ne l’oublions pas, car sinon nous risquerions du même coup d’oublier que sa leçon principale, comme celle de Debord, est une leçon de liberté. Il n’hérite de la grande tradition lyrique française que pour en achever, à la suite de Baudelaire, le retournement, pour la vouer à l’impiété, à l’absence de croyance.
À la place du prophète (Hugo et ses spectacles divins), on ne trouvera désormais qu’un petit prof d’anglais un peu pitre à force de préciosité, qui nous confronte à ses énigmes, les nôtres tout aussi bien, puisqu’elles sont pétries de nos croyances. Ou un petit Ponge perpétuellement sans le sou, qui a largué toutes les amarres surréalistes et autres pour se réinventer hors-transmission, hors-tradition, comme son lointain ancêtre Malherbe, le seul dont il veuille bien hériter.
En fin de compte, s’il y a quelque chose qui se transmet, c’est cela : la passion de l’interruption, de la discontinuité, la table rase de ceux qui naissent plus ou moins ruinés et qui s’arriment à leurs ruines pour en émerger dans leur singularité, pour nous donner à lire la liberté qu’ils ont su y trouver. Nous les lisons parce que nous ne pouvons pas les suivre, parce qu’ils n’ont pas voulu être suivis et parce qu’ils nous apprennent à nous passer d’héritage.