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Mandelstam qui avait été dans le Caucase au début des années 20, a rêvé de l’Arménie pendant des années avant de pouvoir enfin s’y rendre, grâce à l’appui de son ami Boukharine, en 1930. Les quelques mois de ce séjour (de mars à octobre) seront pour lui comme « une dernière journée de sursis » (Ralph Dutli) dans son existence de proscrit. Le journal de ce voyage, qui sera sa dernière œuvre publiée de son vivant, survient, dans son œuvre, comme une bouffée de l’air des hautes terres et des premiers temps de l’histoire humaine (« J’ai eu la chance d’assister au culte que les nuages rendent à l’Ararat ») emplissant les poumons du poète. Loin de l’oppression soviétique évoquée à la toute fin du volume avec l’hisoire du tsar arménien Archak qu’a emprisonné par l’Assyrien Shâpur, qui le prive « de son ouïe, de son goût et de son odorat ». Or ce sont précisément les notations sensorielles, la finesse de la perception, qui font le prix de ces pages où le narrateur-voyageur ne cesse de nous faire partager son émerveillement, tout en soulignant l’unité du monde où se lit partout la grande écriture chiffrée des signes. Paradoxalement cette unité est saisie de manière discontinue, par une succession d’éclats. Ces ruptures donnent à ce petit livre toute sa fraîcheur et sa fantaisie, qui sont ceux de la vie-même dont son œil s’empare « avec une rage de grand seigneur ». Lui-même le souligne dans une réponse à ses détracteurs : « Mon petit livre explique que le regard est l’instrument de la pensée, que la lumière est une force et l’ornement une réflexion. Il y est question d’amitié, de science, de passion intellectuelle et non de “choses”. » Et, dans son livre : « les dents de la vue s’effritent et se brisent, lorsqu’on regarde pour la première fois les églises d’Arménie. »